Lettre à coeur ouvert
Le beau, l’utile et le juste

Mon approche en tant que designer & graphiste culinaire, spécialisée en chocolaterie et gastronomie sucrée.

Récemment, j’ai fêté mes 5 ans d’entreprise. Ça me donne envie d’aller plus loin, d’avancer et de partager encore plus de choses avec vous. Ça me donne aussi l’envie de poser certaines choses et d’assumer mon positionnement sur certaines valeurs fondamentales pour moi, en tant que personne, mais aussi en tant qu’indépendante, quitte à être un brin clivante parfois.

Je suis persuadée qu’il est essentiel, dans le monde d’aujourd’hui, de travailler avec des personnes qui défendent haut et fort les mêmes ambitions et valeurs. C’est ce qui fait aussi que l’on travaille si bien ensemble avec mes clients.

Je vous livre, avec beaucoup de sincérité dans ce manifeste, ce qui m’inspire, me guide et me nourrit chaque jour en tant que graphiste & designer culinaire. Je crois que c’est pertinent pour vous de le savoir, car cette inspiration, je la mets au service de vos projets.

DESIGN

J’aime ce qui est beau. Vous me direz, c’est très subjectif. Le « bon goût » existe-t-il, lui-même ? Je ne pense pas. Tout est une question d’équilibre, d’harmonie, d’histoire et de poésie.

Si le bon goût n’existe pas, l’utilité du beau, elle, est bien réelle. C’était d’ailleurs le sujet de mon épreuve de philo au bac. Comme quoi, cette notion a le don de me suivre depuis longtemps.

Pour moi, le beau a une utilité essentielle dans ma vie. Il me permet de m’évader et de rêver dans un monde parfois trop brut. Il permet aussi de faire illusion, de valoriser et d’apporter de la légèreté, parfois même beaucoup de réconfort, au quotidien.

Comme rêvasser est une activité dont je ne me lasse pas, j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à me balader dans les musées, à flâner dans les grands magasins parisiens, ou à passer des heures dans les librairies indépendantes.

Et puis, petite, je m’ennuyais vraiment beaucoup. J’ai grandi dans un restaurant où, aux heures du service, j’avais trouvé comme occupation de dessiner sur les vieux doublons des bons de caisse de l’époque. Des dessins, j’en ai fait des milliers. Et, peu à peu, j’ai compris que ça pouvait être un vrai métier.

Alors, j’ai intégré une école d’art à Nantes, et c’est là que j’ai vraiment compris la notion de design : innover pour répondre à un besoin économique, social ou environnemental. Ma spécialité : le design de marque.

CHOCOLAT

Je dois avouer que je vous admire, vous, les artisans chocolatiers et pâtissiers, et ce, depuis petite. J’ai un temps voulu être chocolatière, puis ma passion pour le design m’a rattrapée, avant de comprendre, bien plus tard, que je pouvais travailler pour ce produit et pour les artisans qui me passionnaient tant.

J’ai eu cette chance de trouver sur mon chemin des clients chocolatiers qui m’ont permis de réinventer mon métier et de le façonner à mon image. De créer des offres adaptées aux chocolatiers, qui n’existaient encore jusqu’alors sous cette forme. Tout est devenu évident. J’alliais mes deux passions : le design et le chocolat.

Le chocolat et moi, c’est donc une grande histoire d’amour. D’abord, j’aime le goût du chocolat noir. Celui qui enrobe le palais de sa douceur fruitée ou épicée. Puis, j’aime sa couleur brune acajou. J’aime aussi l’idée que ce produit se déguste comme un grand vin, et qu’il recèle en lui une palette aromatique si complexe.

Je trouve passionnante la relation entre le terroir et le goût, et comprendre comment chaque étape de transformation peut avoir une importance capitale lors de la dégustation.

Le chocolat, c’est une matière qui laisse le champ du possible à l’expressivité. Comme une terre argileuse, meuble, que l’on peut sculpter à l’infini et travailler comme bon nous semble.

Enfin, j’aime ce qu’il me procure. De l’émotion. Du plaisir. Du voyage. Un moment de détente, rien que pour moi.

Bref, vous l’aurez compris, j’aime le chocolat sous tous ses aspects.

C’est donc tout naturellement que j’ai voulu me former à la chocologie auprès de Victoire Finaz, chocolologue à Paris, où j’ai appris, entre autres, l’art de la dégustation. Je suis assez fière d’avoir obtenu ma certification en 2025 !

SPONTANÉITÉ

Toutes celles et ceux qui me connaissent me définissent comme quelqu’un de spontané, et pour cause : mon expressivité et ma sensibilité sont légendaires ! J’aime la vie simple, je m’émerveille de rien, et ce que j’adore, par-dessus tout, dans la vie de tous les jours, c’est cultiver les plaisirs simples : dresser une belle table, manger des crêpes au chocolat dans notre jardin, confectionner des couronnes de Noël, siroter un spritz en bord de Loire…

Ça peut paraître futile, mais, dans la simplicité, j’y vois beaucoup de richesse : une inspiration quotidienne qui alimente ma créativité ; une manière de vivre en harmonie avec le vivant ; une volonté de bien manger, de mieux vivre, et de me recentrer sur ce qui compte vraiment.

Il faut savoir tirer parti de ses propres caractéristiques et en faire une force. Et la spontanéité se révèle être un atout majeur dans la relation que je crée avec mes clients.

SORORITÉ, MATERNITÉ ET CONSOMMATION

En parlant de clients. Il y a certaines valeurs personnelles, comme la sororité, qui ne peuvent pas être mises sous le tapis sous prétexte que l’on est dans un contexte professionnel. Je suis ravie d’accompagner des femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat, dans la gastronomie sucrée. Elles sont de plus en plus nombreuses, et je m’en félicite. Je suis ravie de voir aussi l’équité femmes-hommes dans ma clientèle. Je milite pour l’équité. Pour que chacune et chacun puisse avoir sa place, avec des droits et des devoirs égaux.

La maternité a amplifié ça, chez moi. Au-delà de m’être découverte une véritable mère nourricière, qui transmet son amour par l’alimentation (de l’allaitement aux bons petits plats), devenir maman a rebattu les cartes de ma trajectoire et du sens du bonheur dans ma vie.

Mon ambition est née le jour où j’ai donné la vie. Je me suis découvert une force insoupçonnée. Depuis ce jour, chaque matin, je sais pourquoi je veux réussir : servir d’exemple pour elle (et peut-être pour ceux à venir, je l’espère), transmettre des valeurs profondes de travail, de résilience, de combativité. Montrer que rien n’est impossible, bien au contraire.

Et puis, nourrir. Bien nourrir. Mieux manger. Mieux consommer. C’est un vrai sujet qui me questionne beaucoup. Moins de chocolat, mais du meilleur. Celui que je déniche lors de mes virées parisiennes ou de mes voyages. Celui que j’achète dans des boutiques de véritables artisans-torréfacteurs. Ne pas tomber dans la facilité, mais prendre le temps d’aller dans ma chocolaterie traditionnelle, que j’aime tant. J’espère transmettre à ma fille le goût du bon chocolat.

Ralentir. Quand on devient parent, on doit faire de la place à ce petit être, tout en se préservant soi-même de la fatigue et de l’ambivalence de la maternité. Alors, j’ai appris à vraiment ralentir. J’ai revu mon positionnement, mon rythme de travail, pour qu’il soit au service de mes nouvelles aspirations.

Je vous disais aimer le beau. Pour une graphiste, il n’y a rien de plus grisant qu’un client qui nous demande de très belles finitions d’impression ou d’embellissement. J’essaie tout de même de tendre vers une pratique de plus en plus responsable. C’est parfois difficile de trouver le juste équilibre entre le plaisir du bel objet imprimé et le design écoresponsable, mais j’y travaille chaque jour un peu plus.

AMBITION

Je suis une femme ambitieuse. Si certaines personnes voient l’ambition comme quelque chose de négatif, je crois, bien au contraire, que c’est un merveilleux moteur dans la vie. Je suis visionnaire, à l’écoute de mon intuition, et j’aime avoir une vision sur le long terme. Je suis aussi une grande rêveuse. Ça n’aide pas à canaliser l’ambition. Comme vous, peut-être, vous rêvez un jour de faire partie de l’élite de la chocolaterie et de la pâtisserie françaises, je me souhaite de prendre part à des projets très ambitieux, aux côtés des plus grands du milieu de la gastronomie. Est-ce que ça veut dire que je souhaite travailler exclusivement avec eux ? Pas du tout. J’aime la diversité des profils. La légèreté de certains projets, la complexité des uns, la créativité des autres. C’est juste un rêve que j’aimerais toucher du doigt dans quelques années.

Ce qui me fait vibrer dans les projets ambitieux, c’est cette idée de créativité poussée à l’extrême. On peut se permettre d’être jusqu’au-boutiste, car les enjeux et les objectifs sont grands, la notoriété est installée, et le budget est souvent confortable. Quoi qu’il en soit, je crois aux signes de la vie et à l’alignement des planètes. Je pense qu’on a les clients que l’on mérite. Alors, de l’ambition, vous en avez quoi qu’il arrive, si vous décidez de travailler avec moi.

CRÉATIVITÉ

La créativité n’a rien à voir avec un quelconque talent, que l’on a ou non hérité à la naissance. La créativité, c’est un muscle que l’on entretient au quotidien. Se muscler demande de l’effort, de la régularité, de la curiosité et… du repos, pour la préserver.

Les mécanismes de la créativité demandent aussi de la méthode. Comme vous, lors du montage d’une pièce en chocolat, la concentration et la technique sont alors essentielles à la bonne réussite du résultat final. Ici, à l’atelier, faire fonctionner ma créativité, c’est comme dérouler, aussi loin que possible, un fil rouge pour développer un imaginaire singulier. À force d’idéation, j’arrive à faire jaillir un concept créatif pour votre image de marque.

La créativité, c’est mon outil le plus précieux. C’est aussi ce que mes clients viennent chercher chez moi. Ma créativité. Ma sensibilité. Mon interprétation du sujet.

AUDACE

Outre la créativité, dans la vie, je pense qu’il faut savoir oser. Faire preuve d’audace. Quitte à échouer, en tirer des leçons et recommencer.

Dans ma pratique du design, j’aime faire preuve d’audace en vous proposant au moins une piste qui livre mon interprétation de votre marque, du sujet. Je me permets d’aller plus loin que le brief, d’avoir une autre prise de position, un angle nouveau, qui amène une vision différente. Ça me permet aussi de nourrir mon besoin d’expérimentation et d’aller au-delà de ce que je pourrais définir comme un design « simple et efficace ». Me challenger à être audacieuse à chaque création d’univers de marque, c’est aussi m’obliger à sortir de ma zone de confort, pour faire évoluer et grandir ma pratique du design.

L’audace, c’est aussi ce qui entretient ma flamme pour ce métier. J’ai beau travailler pour un même univers, je ne me lasse jamais, car j’arrive toujours à trouver un nouvel angle de vue.

Rassurez-vous, la justesse est tout aussi essentielle pour moi. Alors, je garde toujours à l’esprit votre brief. Je me permets d’être plus ou moins audacieuse. En principe, j’y vais par étapes : une première piste « sage », qui répond au brief ; une seconde, qui va un cran plus loin, en termes de créativité ; et une troisième, qui livre mon interprétation personnelle du projet.

Mais gardez tout de même à l’esprit que, si vous me choisissez, ce n’est pas pour avoir un design basique de banque d’images ou d’IA, mais bel et bien un design pour « incarner » votre marque et vous « différencier ».

RARETÉ VS MÉDIOCRITÉ

Quid de l’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

À ce propos, j’ai une idée très tranchée sur le sujet de l’intelligence artificielle.

Selon moi : « L’IA va faire émerger la médiocrité pour certains et créer la rareté pour d’autres. » Je m’explique.

Il devient courant (c’est même déjà le cas) que des « créatifs » utilisent l’IA comme de véritables « cerveaux » ou « sous-traitants ». C’est-à-dire : imaginer des directions artistiques, élaborer des pistes créatives, des moodboards, faire des croquis… et bientôt réaliser des logos.

Ces agences (nombreuses, visiblement), mais aussi les indépendants (peut-être les plus réfractaires), disent : permettre à leurs clients de bénéficier d’une communication à moindre coût ; gagner en rentabilité en confiant à l’IA ce qu’ils ne peuvent pas vraiment facturer (je traduis : les phases de recherche, de veille et d’idéation. Entre nous, le plus important !).

Nota : si les agences et les indépendants baissent leurs prestations, ils vont forcément, pour rester rentables, baisser la qualité et jouer sur le volume. On passe donc à une industrie de masse où seule la rentabilité compte. La valeur du savoir-faire n’a plus de place dans leur positionnement. Quid de l’éthique et de la confiance client, de l’expertise, de l’humain, dans tout ça ?

Le choix d’un prestataire ne se base pas uniquement sur un prix. Vous choisissez en prenant en compte un ensemble de critères.

Je crois sincèrement que deux mondes bien distincts vont se créer : les agences de communication et les indépendants qui feront de « l’abattage » et du médiocre. Ce sera la course à toujours plus de rentabilité. Et celles et ceux qui feront de leur pratique artisanale un savoir-faire rare et d’exception, qui vaudra de l’or à tous ceux qui le comprendront. Une pratique qui se transmettra, une pratique qui créera de l’emploi, une pratique éthique.

Les clients qui comprendront que la deuxième option est la voie de la mémorabilité, de l’incarnation d’une marque remarquable, réussiront à tirer leur épingle du jeu. Les autres deviendront des marques parmi tant d’autres, qui n’auront que le levier du prix pour se démarquer. C’est sincèrement regrettable.

Et ce qui est encore plus regrettable, c’est l’accessibilité à une communication de qualité. Plus la communication IA se démocratisera pour devenir la norme, plus la rareté de la pratique artisanale en design prendra de la valeur. Pour survivre, nous, artisans-designers, n’aurons d’autre choix que d’augmenter nos prix. Avoir une image de marque imaginée par de vrais cerveaux humains et conçue par des mains en chair et en os deviendra un luxe…

Choisir entre médiocrité ou rareté, c’est un choix de valeurs. Le mien est fait !

ARTISANNE DE L’IMAGE

Vous l’aurez donc compris : ce que je propose, c’est quelque chose de rare ! Et, dans ce monde, la rareté est précieuse.

Je prends le parti pris, aujourd’hui (et ce, depuis mes débuts), de proposer à mes clients une approche très plastique et picturale du graphisme, basée sur la créativité, l’audace et l’émotion, afin de m’éloigner le plus possible des codes visuels actuels, que je juge trop artificiels, trop lisses. Je n’hésite pas à peindre à l’huile sur une toile, à sculpter un moule à chocolat avec de l’argile, à créer des textures au fusain, que sais-je encore. Expérimenter, pour trouver la solution graphique idéale pour vous.

Je fais le choix d’une pratique artisanale, car je crois en la beauté de l’irrégularité, en l’émotion que procurent des courbes imparfaites, en la vibrance des aspérités.

Décider d’aller à l’encontre des standards actuels demande du courage, car on se confronte à de grandes dissonances de discours, de pratique et de prix. Et, en toute honnêteté, ce n’est pas toujours facile de se défendre face à des pratiques et des prix qui cassent le marché et valorisent la médiocrité du design.

MON ENGAGEMENT VIS-À-VIS DE VOUS

Je fais donc le choix de positionner mes prix à un certain niveau de gamme, car mon expertise, mon dévouement et mon engagement envers vous sont totaux, transparents et loyaux.

C’est avec beaucoup de sincérité que je m’engage dans chacun des projets qui me sont confiés : je m’investis pleinement, je creuse chaque univers pour l’amener le plus loin possible en termes d’audace et de créativité.

Mon objectif : que le résultat vous surprenne et crée chez vous une émotion profonde, que vous n’auriez pas soupçonnée.

Mathilde